J'ai lu un article très intéressant.
Il parle de l'amour, et le couple:
«Cher journal, cela fait déjà une semaine que je suis avec Louis. Il est si drôle, si gentil, si attentionné et si beau. Je l’aime tellement. Il me fait revivre et me donne les ailes dont j’ai besoin pour m’envoler. Il était temps qu’il entre dans ma vie, car sans lui, je serais restée la femme terne et sans but que je suis. Nous avons déjà plein de projets en vue. Louis pense emménager chez moi ce week-end. Comme nous sommes inséparables, je ne vois pas pourquoi nous devrions attendre pour réaliser ce projet. Je l’aime et déjà, je ne me vois pas vivre sans lui. C’est si beau l’amour!» Saphia
Peut-être qu’après cette lecture, vous vous êtes dit que cette femme était chanceuse de vivre une si belle histoire d’amour qui semble sortir tout droit d’un conte de fées? Peut-être aussi vous vous êtes reconnu dans le texte de Saphia. Au moment où vous lisez ces lignes, vous mourez probablement d’envie de rencontrer ce cher Louis? Quoi qu’il en soit, vos réflexions viennent inévitablement de vos expériences de vie, de votre personnalité ou encore de votre philosophie sur ce qu’est une relation saine dans les années 2000.
De nombreux clients en suivi thérapeutique, à l’Unité Domrémy de Plessisville, nous font part de leur interrogation face à leur relation de couple. En général, le questionnement de ceux-ci se concentre sur la perception de l’autre, les défauts ou les manquements de ce dernier. Les mêmes phrases reviennent souvent et résultent par conséquent des besoins criants de ces gens : «J’ai l’impression d’être un meuble dans la maison», «Il n’y a plus de je t’aime ou d’attention de sa part», «Il ne me complimente jamais et je ne peux en aucun temps compter sur lui», «Je continue quand même à faire tous ses petits caprices, car je l’aime et je ne suis pas capable de vivre sans lui», «Je voudrais le quitter, mais je ne me sens pas capable».
Ces répliques reviennent majoritairement lorsque la personne désire vivre un changement, mais qu’elle n’y arrive pas. Dans certains cas, nous pouvons aussi déceler un signe de dépendance affective puisqu’il est généralement question de personnes dont le bonheur dépend de quelqu’un d’autre. Pas étonnant de voir de plus en plus de gens faire appel à Internet, sur des sites de rencontres afin de soulager virtuellement ce vide que «l’autre» ne remplit plus. Cette soif d’être aimé et d’être reconnu à travers l’autre renferme cependant plus d’une sphère. Ce qui explique également que la personnalité dépendante ne se vit pas toujours dans une relation de couple, mais peut également se vivre avec des amis(es), un parent, etc.
Selon le psychologue Jean-Pierre Rochon, certaines caractéristiques doivent être observées et validées pour définir avec exactitude une personnalité dépendante.
Et vous, que pensez-vous de cette étude?
